Glossaire ayurvédique
Les mots sur les étiquettes
Thailam, kashayam, choornam : ce que signifie réellement chaque terme
La pharmacie du Kerala nomme une préparation selon sa méthode de fabrication, et non selon sa fonction. Une fois que vous connaissez ces huit ou neuf mots, la plupart du catalogue devient facile à déchiffrer.
Pourquoi les noms décrivent la méthode
Une étiquette ayurvédique indique rarement à quoi sert une préparation. Elle indique ce qu'elle est : quelles plantes ont été utilisées et quel traitement elles ont subi. Le Dhanwantharam Thailam est la formule Dhanwantharam préparée sous forme d'huile médicinale ; le Dhanwantharam Kashayam est la même formule préparée en décoction. Mêmes plantes, préparation différente, voie d'administration différente, instructions différentes.
C'est pourquoi les catégories sur ce site sont organisées ainsi, et pourquoi il vaut la peine de consacrer dix minutes à apprendre ces mots. Ils ne sont pas là pour décorer. Ils constituent l'information la plus fiable sur le paquet.
Thailam (également tailam, taila)
Une huile médicinale
Des plantes cuites dans une huile de base — généralement du sésame, parfois de la noix de coco — jusqu'à ce que l'huile en soit imprégnée. L'huile est le vecteur ; les plantes sont le médicament. Presque toujours appliquée sur la peau plutôt qu'ingérée. Lorsqu'une base de noix de coco est utilisée, le nom devient souvent kera thailam, qui est plus léger et donc pertinent sous un climat chaud. Voir Thailams.
Kashayam (kwatha, décoction)
Plantes bouillies dans l'eau et réduites
La préparation la plus ancienne de la littérature classique et toujours la forme de référence : lorsqu'un texte mentionne le kashayam, il fait référence à la décoction. Prise par voie orale, mesurée et diluée selon les instructions de l'étiquette, généralement avant les repas. Vraiment amère — c'est pourquoi les mêmes recettes existent désormais sous forme de comprimés. Voir Kashayams.
Gulika et vati
Une pilule, au sens originel
Des préparations conçues dès le départ sous forme de pilules — des plantes broyées, agglomérées et roulées. Le Yogaraja Guggulu et le Kaishora Guggulu appartiennent à cette catégorie. Il ne s'agit pas d'une commodité moderne : les gulikas sont aussi anciennes que les décoctions. Elles se distinguent du comprimé de kashayam, qui prend une préparation décrite par les textes comme liquide et la presse en forme de comprimé pour faciliter la réalisation d'une cure. Voir Gulikas.
Choornam (churna)
Une poudre
Une plante ou une combinaison de plantes séchées et moulues. C'est la forme la plus flexible et celle qui nécessite le plus d'attention : la même poudre peut être prise avec un anupana, liée dans un ballotin de tissu et appliquée chaude, ou frottée sur une peau sèche. Plusieurs choornams sont destinés uniquement à un usage externe et ne doivent jamais être avalés. Voir Choornams.
Leham (lehyam, avaleha)
Une confiture médicinale, prise à la cuillère
Des plantes cuites dans du sucre de canne non raffiné (jaggery) ou du ghee. Cela remplit deux fonctions : cela les conserve sans réfrigération et rend les substances amères suffisamment agréables au goût pour être prises quotidiennement. Le Chyawanprash est le plus connu de tous. Voir Lehams.
Arishtam et asavam
Préparations fermentées
Des plantes laissées à fermenter, ce qui génère une petite quantité d'alcool durant le processus et permet de conserver la préparation. Elles se conservent longtemps et sont traditionnellement prises diluées après les repas. Actuellement non disponibles dans notre boutique : les préparations contenant de l'alcool sont soumises à des règles d'importation et d'expédition qui varient selon les pays.
Rasayana
Pris régulièrement, sur une longue période
Souvent traduit par "rajeunissement", ce qui est exagéré. Dans la littérature classique, un rasayana est quelque chose qui est pris de manière cohérente dans le cadre d'un mode de vie, et non une cure avec une date de fin et un résultat précis. Cette perspective permet une attente plus juste : les rasayanas sont des habitudes quotidiennes, dont on juge les effets au fil des saisons.
Anupana
Ce avec quoi vous le prenez
Eau tiède, lait, miel, ghee. Précisé sur l'étiquette car les textes classiques considèrent que le vecteur influence la manière dont la préparation agit — il fait partie de l'instruction, ce n'est pas juste une suggestion pour améliorer le goût.
Abhyanga
Massage à l'huile
Huile tiède appliquée sur la peau, traditionnellement avant le bain. La technique pour laquelle la plupart des thailams sur ce site sont conçus. Voir Herbal Oils & Balms.
Kizhi et udvartana
Cataplasme et friction à sec
Le Kizhi lie des plantes ou des poudres dans un ballotin de tissu, que l'on chauffe et presse sur le corps — une technique de cabinet de thérapie plutôt qu'un produit à appliquer soi-même. L'Udvartana est un massage à la poudre sèche frictionnée vers le haut sur la peau. Les deux utilisent des choornams, et aucun ne s'ingère par voie orale.
Dosha — vata, pitta, kapha
Un cadre conceptuel, pas un diagnostic
Les trois principes que l'Ayurveda classique utilise pour décrire des tendances : vata pour le mouvement et la sécheresse, pitta pour la chaleur et la transformation, kapha pour la structure et l'humidité. C'est un outil de raisonnement pour un praticien évaluant une personne en consultation, et il se traduit mal en un questionnaire d'auto-évaluation — raison pour laquelle il n'y en a pas sur ce site. Voir le guide des doshas.
Lisez toujours l'étiquette et les instructions sur le produit que vous recevez, et parlez-en à votre médecin avant de commencer quoi que ce soit de nouveau — en particulier si vous êtes enceinte, si vous allaitez, si vous gérez un problème de santé ou si vous prenez des médicaments sur ordonnance. Rien sur cette page ne constitue un avis médical ou un diagnostic.

